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02 Février 2026
8 min
Formation professionnelle Qualiopi

Comment choisir son certificateur Qualiopi ?

Comment choisir son certificateur Qualiopi ?
Le prestataire d’actions concourant au développement des compétences choisit librement l’organisme chargé de sa certification Qualiopi. La réglementation précise également qu’il lui appartient de s’assurer que cet organisme est accrédité ou en cours d’accréditation pour délivrer la certification.


Les organismes certificateurs interviennent dans un cadre national commun. Ils évaluent les prestataires à partir du même Référentiel national qualité et appliquent les modalités d’audit prévues par la réglementation.


Certaines caractéristiques peuvent néanmoins varier d’un organisme certificateur à l’autre : le statut d’accréditation, les modalités contractuelles, la tarification, les délais de planification, l’organisation administrative ou encore les outils de suivi.


Cet article présente ces différentes informations de manière factuelle, sans établir de classement ni recommander un organisme certificateur en particulier.


Un cadre d’évaluation commun à tous les certificateurs Qualiopi


La certification Qualiopi repose sur le Référentiel national qualité. Les organismes certificateurs ne définissent donc pas leurs propres critères d’évaluation et ne peuvent pas modifier le niveau d’exigence applicable aux prestataires audités.


Les organismes certificateurs sont accrédités selon la norme internationale correspondant à la certification de produits, de procédés et de services. Les auditeurs doivent notamment disposer d’une expérience dans le secteur de la formation professionnelle ainsi que d’une formation ou d’une expérience dans le domaine de l’audit.


Les différences entre certificateurs ne portent donc pas sur le contenu du Référentiel national qualité, mais principalement sur l’organisation du cycle de certification et les conditions encadrant la relation contractuelle.


Le statut d’accréditation du certificateur


Un organisme certificateur Qualiopi peut être accrédité ou se trouver dans une phase d’accréditation.


Après une décision favorable de recevabilité de sa demande d’accréditation, un nouvel organisme certificateur peut commencer ses activités et délivrer un nombre limité de certificats hors accréditation. Il doit ensuite obtenir son accréditation dans le délai prévu par la réglementation. Pendant cette période, il ne peut pas accepter de transfert de certification.


L’annuaire du Cofrac permet d’identifier :


  • la dénomination exacte de l’organisme ;

  • son numéro d’accréditation ;

  • le statut de son accréditation ;

  • la présence de la certification des organismes de formation Qualiopi dans sa portée ;

  • les éventuelles restrictions, suspensions ou évolutions de son accréditation.


En cas de suspension de l’accréditation, l’organisme certificateur ne peut plus délivrer de nouveaux certificats jusqu’à la levée de cette suspension. Il peut néanmoins poursuivre certains audits concernant les organismes déjà certifiés. En cas de retrait de l’accréditation, les certificats déjà délivrés restent valides pendant une période limitée, afin de permettre leur éventuel transfert vers un autre certificateur.


Le périmètre de la certification Qualiopi


La proposition de certification dépend du périmètre déclaré par le prestataire.


La certification peut couvrir une ou plusieurs catégories d’actions concourant au développement des compétences :


  • les actions de formation ;

  • les bilans de compétences ;

  • les actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience ;

  • les actions de formation par apprentissage.


Avant l’audit initial, l’organisme certificateur recueille notamment la dénomination et le numéro SIREN de la structure, son numéro de déclaration d’activité, les catégories d’actions concernées, la liste des sites, son organisation, la période souhaitée pour l’audit et les données relatives à son activité de formation.


Une proposition portant sur une seule catégorie d’actions ne correspond donc pas au même périmètre qu’une proposition intégrant plusieurs catégories ou plusieurs sites.


La situation de nouvel entrant, l’organisation multi-sites, la réalisation de formations à distance, la sous-traitance ou la présence de formations certifiantes font également partie des informations collectées avant l’audit.


La durée réglementaire des audits


La durée d’un audit Qualiopi n’est pas déterminée librement par chaque organisme certificateur. Elle est calculée selon un barème réglementaire.


Ce calcul prend notamment en compte :


  • le chiffre d’affaires lié aux actions concourant au développement des compétences ;

  • le nombre de catégories d’actions concernées ;

  • le nombre de sites compris dans le périmètre ;

  • la nature de l’audit : audit initial, audit de surveillance ou audit de renouvellement.


À titre d’exemple, la durée de base d’un audit initial est fixée à une journée lorsque le chiffre d’affaires concerné est inférieur à 150 000 euros. Des durées complémentaires peuvent s’ajouter selon les catégories d’actions et les sites échantillonnés.


Lorsque des informations nouvelles découvertes pendant l’audit modifient le périmètre initialement déclaré, l’organisme certificateur peut ajuster la durée ou organiser un audit complémentaire.


La composition du prix d’une certification Qualiopi


Le barème réglementaire encadre la durée des audits, mais les propositions financières sont établies par chaque organisme certificateur.


Le montant présenté dans une proposition commerciale peut notamment comprendre :


  • le coût de l’audit initial ;

  • le coût de l’audit de surveillance ;

  • les frais de déplacement ou d’hébergement ;

  • les frais administratifs prévus au contrat ;

  • les éventuels audits complémentaires ;

  • les extensions à une nouvelle catégorie d’actions ;

  • les modifications liées à l’ajout de sites ;

  • les conditions de report ou d’annulation ;

  • l’audit de renouvellement à l’issue du cycle.


Le montant de l’audit initial ne représente donc pas nécessairement l’ensemble des coûts susceptibles d’intervenir pendant le cycle de certification.


Les documents commerciaux et contractuels précisent les prestations comprises dans le montant annoncé ainsi que les éventuels frais complémentaires.


Les délais et la planification de l’audit


Après réception du contrat conclu et de l’ensemble des pièces demandées, l’organisme certificateur propose une date de réalisation de l’audit dans un délai maximal de 30 jours calendaires. Cette proposition tient compte de la période indiquée par l’organisme candidat.


Ce délai correspond à la proposition d’une date. Il ne signifie pas que l’audit ou la décision de certification doivent obligatoirement intervenir dans les 30 jours.


Les disponibilités proposées peuvent notamment dépendre :


  • de la localisation de la structure ;

  • du nombre de sites concernés ;

  • des catégories d’actions comprises dans le périmètre ;

  • de la disponibilité d’un auditeur qualifié ;

  • de la période souhaitée ;

  • de la nécessité éventuelle d’organiser un audit complémentaire.


L’organisme certificateur établit ensuite un plan d’audit. Celui-ci détermine le périmètre de l’évaluation, les personnes à rencontrer et les indicateurs du référentiel concernés par l’audit.


Les modalités des audits du cycle Qualiopi


Le cycle comprend un audit initial, un audit de surveillance et un audit de renouvellement.


L’audit initial


L’audit initial est réalisé dans les locaux de l’organisme candidat. Lorsque celui-ci ne dispose pas de locaux dédiés à la réalisation de ses actions, un autre lieu peut être convenu entre les parties.


L’auditeur examine un échantillon représentatif des actions réalisées dans le périmètre de certification. Cet échantillonnage n’est pas communiqué avant la réunion d’ouverture de l’audit.


L’audit de surveillance


L’audit de surveillance intervient entre le 14e et le 22e mois suivant l’obtention de la certification.


Il est normalement réalisé à distance. Une réalisation sur site peut toutefois intervenir en présence d’un signalement, à la suite d’une analyse de risque, dans le cadre de l’échantillonnage d’un organisme multi-sites ou à la demande de l’organisme audité.


L’audit de renouvellement


L’audit de renouvellement est réalisé sur place avant la date d’échéance du certificat. Son calendrier doit permettre le traitement d’éventuelles non-conformités majeures avant cette échéance.


La décision de renouvellement doit intervenir avant l’expiration du certificat. En cas de renouvellement, le nouveau certificat prend effet le lendemain de l’échéance du précédent.


Les informations contenues dans les documents contractuels


Le contrat et le programme de certification présentent les modalités applicables pendant le cycle.


Ces documents peuvent notamment préciser :


  • le périmètre de la certification ;

  • les catégories d’actions couvertes ;

  • les modalités de calcul de la durée d’audit ;

  • les conditions financières ;

  • les modalités de report ou d’annulation ;

  • l’organisation des audits ;

  • les délais de notification des conclusions ;

  • le traitement des non-conformités ;

  • les procédures de plainte et d’appel ;

  • les conditions de suspension ou de retrait ;

  • les obligations applicables en cas de modification de la structure ;

  • les règles relatives au transfert de la certification.


Les conclusions de l’audit sont notifiées à l’organisme audité conformément à la procédure et au délai définis par l’organisme certificateur.


Les modalités administratives peuvent donc différer alors que les exigences évaluées restent identiques.


Les outils de suivi administratif


Certains organismes certificateurs utilisent un espace client ou une plateforme numérique pour centraliser les documents du cycle de certification.


Selon l’organisation retenue, ces outils peuvent permettre :


  • la transmission des pièces administratives ;

  • la signature des documents contractuels ;

  • la consultation du plan d’audit ;

  • le dépôt des documents liés aux non-conformités ;

  • l’accès aux rapports et au certificat ;

  • le suivi des échéances ;

  • les échanges avec les services administratifs.


Ces fonctionnalités concernent le suivi du dossier. Elles ne modifient ni le Référentiel national qualité ni les règles de décision de certification.


Le cas des organismes multi-sites


Un organisme multi-sites répond à des conditions spécifiques et fait l’objet d’un échantillonnage.


Lorsqu’un nouveau site est ajouté à un certificat existant, ce site doit être audité avant son intégration dans le périmètre. Lorsque plusieurs nouveaux sites sont ajoutés, le certificateur applique les règles d’échantillonnage prévues par l’arrêté. La fonction centrale de l’organisme est également auditée.


Si un organisme initialement certifié sur un site unique développe son activité sur plusieurs sites, un nouvel audit initial est réalisé selon les modalités applicables aux organismes multi-sites et un nouveau contrat est établi.


L’organisation géographique de la structure influence ainsi la durée de l’audit, son déroulement et les conditions financières associées.


Le transfert d’une certification Qualiopi


Une certification Qualiopi existante et valide peut être reprise par un autre organisme certificateur accrédité sur l’ensemble de son périmètre.


Le nouvel organisme certificateur examine notamment :


  • le certificat en cours de validité ;

  • les conclusions des audits précédents ;

  • les non-conformités constatées ;

  • les plans d’actions associés ;

  • l’état de résolution des non-conformités ;

  • les éventuelles réclamations reçues.


Une certification suspendue ou retirée ne peut pas faire l’objet d’un transfert. Après examen du dossier, l’organisme récepteur peut confirmer la reprise, organiser une évaluation adaptée ou refuser le transfert en motivant sa décision.


Lorsqu’un transfert est accepté, le nouveau certificat reprend la date d’échéance du certificat précédent. Le transfert ne crée donc pas un nouveau cycle complet de certification.


Les informations pouvant différer entre les certificateurs


Domaine

Informations concernées

Accréditation

Organisme accrédité ou en cours d’accréditation, portée et statut

Périmètre

Catégories d’actions, sites et organisation de la structure

Durée d’audit

Barème réglementaire applicable au périmètre déclaré

Conditions financières

Tarif journalier, frais annexes et prestations comprises

Planification

Dates disponibles et organisation géographique des audits

Documents contractuels

Paiement, report, annulation, plaintes et appels

Suivi administratif

Interlocuteurs, espace client et transmission des documents

Transfert

Procédure de reprise et traitement administratif du dossier




Ces différences concernent principalement les modalités contractuelles et administratives. Elles ne modifient pas le référentiel utilisé pour évaluer la conformité de l’organisme audité.


BCI France, organisme certificateur Qualiopi accrédité


Au 27 juillet 2026, l’annuaire du Cofrac indique que BCI France, Bureau de Certification International France, est accrédité sous le numéro 5-0622 pour la certification des organismes de formation Qualiopi.


BCI France met à disposition :


  • son processus de certification Qualiopi ;

  • son programme de certification ;

  • sa documentation réglementaire ;

  • une foire aux questions ;

  • un espace de gestion des dossiers ;

  • un formulaire de demande de certification ;

  • une procédure de transfert des certificats Qualiopi.


Ces ressources présentent le déroulement du cycle, les informations administratives demandées et les modalités contractuelles applicables aux prestations de certification de BCI France.


Questions fréquentes sur le choix d’un certificateur Qualiopi


Tous les certificateurs appliquent-ils le même référentiel ?


Oui. Les organismes certificateurs évaluent les prestataires à partir du Référentiel national qualité et des modalités d’audit prévues par les textes réglementaires. Les conditions commerciales et administratives peuvent toutefois différer.


Le prix d’un audit Qualiopi est-il identique chez tous les certificateurs ?


La durée de l’audit est calculée selon un barème réglementaire fondé notamment sur le chiffre d’affaires, les catégories d’actions et le nombre de sites. Les conditions tarifaires et les frais prévus au contrat peuvent différer selon l’organisme certificateur.


Un organisme en cours d’accréditation peut-il délivrer Qualiopi ?


Oui, sous certaines conditions. Après une décision favorable de recevabilité, il peut commencer ses activités et délivrer un nombre limité de certificats hors accréditation. Il ne peut toutefois pas accepter de transfert tant que son accréditation n’a pas été obtenue.


Est-il possible de changer de certificateur pendant un cycle ?


Oui, lorsque le certificat est valide et n’est ni suspendu ni retiré. Le transfert porte sur l’ensemble du périmètre et le nouveau certificat conserve l’échéance du précédent.